Dans tous les cas, mieux vaux connaitre moins de tours, mais les connaitre bien, que d’en faire plein et mal.
Pouf pouf :
Si on considère cette évidence, et qu’on la prend comme tel, essayons un peu de voir pourquoi c’est si évident…
Je ne parlerai pas des numéros professionnels, qui ne concernent pas vraiment les débutants qui se posent la question :
Parlons d’une séance qu’on fait, souvent de façon presque impromptue (mais toujours prêt !) pour quelques personnes plus ou moins de connaissance.
On assiste parfois à des séances ou le magicien fait subir une avalanche d’effet au public, qui n’a pas le temps de reprendre son souffle.
Au bout d’un moment, il y a saturation, ou en tout cas accoutumance : a voir trop de miracles, la notion d’impossible à tendance à fléchir.
Du coup, on profite moins des tours, s’il y en a trop.
Donc, mieux vaut arrêter alors que le public est toujours demandeur, que d’en rajouter sans cesse, pour se faire plaisir a soi.
Une fois cela acquis, on peut dire qu’il n’y a pas besoin de connaitre 50 tours pour faire une séance qui en comprendra maximum 6 ou 7 (et encore, en incluant quelques effets flash…)
La nécessité d’avoir plus de tours se fera sentir si on doit opérer régulièrement devant le même public :
C’est un problème que n’a pas le professionnel, qui fait un nombre limité de numéros devant un public toujours différent.
L’amateur dans un groupe d’amis doit se renouveler, et c’est le drame :
Il faut parfois plusieurs mois, pour qu’un tour travaillé arrive à maturité.
Ne travailler les tours que pour une exécution ponctuelle est terrible, car on n’a pas envie de s’investir durant tant de temps avant de pouvoir le faire aux copains, ce fichu tour.
C’est la qu’on rejoint le premier point :
Notre magie doit rester une chose rare et appréciée :
Donc, en faisant moins de tours, et moins souvent, d’une part les amis verront cela comme un instant privilégié quand on se décidera enfin a en faire, d’autre part cela nous laisse plus de temps pour renouveler le stock ;)
Sinon, pour arrêter de répondre par des considérations oiseuses, mon répertoire personnel est composé dans ce style :
Une dizaine de tours que je fais tout le temps.
Une autre dizaine que je fais si je tombe à cours, mais que je n’ai pas toujours sous le coude, prêts à sortir : je les re-prépare si je sais que je vais en avoir besoin.
Une dernière dizaine que je fais rarement, mais que je peux ressortir en cas de catastrophe.
Et enfin :
-une cinquantaine de tours que je connais, je j’ai bossé peu ou proue, et pas assez pour dire qu’ils sont exploitables.
-la multitude de tours dont j’ai la notice, ou dont je comprends le fonctionnement, mais qui restent dans ma bibliothèque :
Ces deux dernières catégories font partie du stock de tour ou l’on pioche quand on doit monter un truc spécifique, pour un spectacle à thème ou ce genre de chose.
Ils donneront alors lieu à un travail conséquent pour les adapter et les présenter pour l’occasion.
Bien entendu, il n’y a pas que des cartes là dedans.
On voit donc qu’il y a plusieurs niveaux :
Les besoins immédiats, pour tous les jours.
Et ce que l’on pourrait appeler « la culture » qui permet de monter d’autres choses sur demande.
Nerevar a écrit :… combien de tour prendre dans cette section (ne me dites pas tous svp) .
Merci a tous @++
La réponse est alors assez évidente :
Si prend les tous, pour ta culture générale : tu dois au moins pouvoir isoler les principes à l’œuvre dans n’importe quel tour de ton niveau. Ce sont les principes qui te serviront pour créer ensuite.
Mais n’en travaille que très peu, ceux qui te semblent les plus sympa, pour ne pas te disperser.
Un tour n’est jamais figé, sa mise au point n’est jamais terminée : des années après qu’il soit stabilisé, on peut toujours trouver des améliorations ou des changements : tout simplement car toi aussi, tu va évoluer, et le tour ne sera peut être plus en osmose avec ce que tu es. Ton répertoire vivra avec toi.
Maintenant, pour ce qui est des niveaux, la réponse à été donnée :
Le niveau d’un tour, c’est ce qu’on en fait.
Gilbus.