Re: Comment vaincre le trac en magie
Posté : 02 Déc 2011 13:40
Il y a plusieurs autres pistes pour alléger le trac. Mais avant toutes choses : nous ne sommes pas tous égaux face au trac.
Le trac, c'est aussi la peur de la nouveauté, la crainte de l'échec, la peur d'être jugé, de ne pas être aimé, etc. Normalement, plus on se produit, moins on le ressent.
Lorsque j'ai présenté mon premier tour de magie, je tremblais à mort alors qu'en répet' rien du tout. Et depuis, je ne tremble plus (en public restreint et connu).
Il faut se mettre en confiance. Pour cela, ne pas risquer de se mettre en difficulté dès le début et présenter soit un tour automatique à fort impact, soit quelque chose sans trop de technique mais qu'on maîtrise sur le bout des doigts, en moufles, les bras attachés dans le dos, pendus par les pieds et avec un bandeau sur les yeux...
Ca a aussi été dit : se voir en train de réussir. la visualisation (Agassi était un adepte de cette technique) va vous mettre dans la peau de celui qui ressent déjà ce que ça fait d'avoir réussi quelque chose qui n'est pas encore arrivé. Pas facile ça comme concept.
Deux exemple (dont un moisi):
- Agassi, assis sur son banc au changement de côté, qui se voit en train de réussir un retour gagnant ou un passing shot en bout de course. Lorsque ce moment arrive il ressent déjà toutes les conditions de la réussite...
- Harry Potter qui réussi son Patronus parce qu'il a vu son lui du futur le réaliser avant, alors qu'en réalité il n'en n'a jamais vraiment fait lui même.
Enfin, un thème qui n'a pas été abordé et qui est à mes yeux crucial : LA RESPIRATION.
Quand on ressent le trac, on a l'impression que tout se bloque, et plus ça se bloque, eh ben... plus ça se bloque. On travaille petit, en apnée, on tremble.
Tout cela s'explique anatomiquement.
Si au moment ou le stress monte, on ne fait pas l'effort de respirer, on inverse les temps d'inspire (30-40%) et d'expire (60-70%), l'expire devient quasiment inexistant, on s'asphyxie, on rougit, et les muscles dont la régultion en oxygène est chamboulée tétanisent, tremblent, et en cas d'effort physique soutenu c'est la contracture, la crampe, et les jours qui suivent les courbatures.
Respirer, c'est se détendre. Faire le vide. Sentir chaque partie de son corps qui se dénoue.
Que ce soit en magie ou à un oral, si vous sentez la panique monter, prenez 1 ou 2 inspires de pause, poser bien le souffle, et c'est reparti. Personne ne vous tiendra rigueur de respirer, en revanche on pourra totalement vous reprocher d'avoir saccagé une représentation ou un oral parce que vous êtiez inexistant.
Autre avantage, la respiration va vous permettre de poser la voix correctement et donc de mieux être compris.
Moralité :
Je respire, je me détends, je parle mieux, donc on me comprend mieux, donc je suis plus à l'aise, donc je me détends, etc.
Cercle vertueux.
Enfin, concernant le regard au public. Effectivement regardez les. Mais regardez les comme des amis que vous n'avez pas vus depuis longtemps et que vous êtes contents de retrouver. Selon la taille de l'assemblée, prenez la peine d'accrocher le regard de quelques personnes d'avoir des gestes ou des mots pour chacun d'eux (ça peut être juste un hochement de tête), et ils seront à leur tour contents de vous voir.
Ils sont à la base venus pour partager un bon moment, pas pour vous voir vous planter.
Et attention à l'effet Pygmalion. Si je me dis avant "je vais me planter, ça va être nul, ils vont me massacrer", il y a tout à penser que ce sera le cas.
Po-si-ti-vez ! Si je rentre en vainqueur "ça va être génial, je maîtrise tout, ils vont adorer"... je suis dans les meilleures conditions possibles.
Le trac, c'est aussi la peur de la nouveauté, la crainte de l'échec, la peur d'être jugé, de ne pas être aimé, etc. Normalement, plus on se produit, moins on le ressent.
Lorsque j'ai présenté mon premier tour de magie, je tremblais à mort alors qu'en répet' rien du tout. Et depuis, je ne tremble plus (en public restreint et connu).
Il faut se mettre en confiance. Pour cela, ne pas risquer de se mettre en difficulté dès le début et présenter soit un tour automatique à fort impact, soit quelque chose sans trop de technique mais qu'on maîtrise sur le bout des doigts, en moufles, les bras attachés dans le dos, pendus par les pieds et avec un bandeau sur les yeux...
Ca a aussi été dit : se voir en train de réussir. la visualisation (Agassi était un adepte de cette technique) va vous mettre dans la peau de celui qui ressent déjà ce que ça fait d'avoir réussi quelque chose qui n'est pas encore arrivé. Pas facile ça comme concept.
Deux exemple (dont un moisi):
- Agassi, assis sur son banc au changement de côté, qui se voit en train de réussir un retour gagnant ou un passing shot en bout de course. Lorsque ce moment arrive il ressent déjà toutes les conditions de la réussite...
- Harry Potter qui réussi son Patronus parce qu'il a vu son lui du futur le réaliser avant, alors qu'en réalité il n'en n'a jamais vraiment fait lui même.
Enfin, un thème qui n'a pas été abordé et qui est à mes yeux crucial : LA RESPIRATION.
Quand on ressent le trac, on a l'impression que tout se bloque, et plus ça se bloque, eh ben... plus ça se bloque. On travaille petit, en apnée, on tremble.
Tout cela s'explique anatomiquement.
Si au moment ou le stress monte, on ne fait pas l'effort de respirer, on inverse les temps d'inspire (30-40%) et d'expire (60-70%), l'expire devient quasiment inexistant, on s'asphyxie, on rougit, et les muscles dont la régultion en oxygène est chamboulée tétanisent, tremblent, et en cas d'effort physique soutenu c'est la contracture, la crampe, et les jours qui suivent les courbatures.
Respirer, c'est se détendre. Faire le vide. Sentir chaque partie de son corps qui se dénoue.
Que ce soit en magie ou à un oral, si vous sentez la panique monter, prenez 1 ou 2 inspires de pause, poser bien le souffle, et c'est reparti. Personne ne vous tiendra rigueur de respirer, en revanche on pourra totalement vous reprocher d'avoir saccagé une représentation ou un oral parce que vous êtiez inexistant.
Autre avantage, la respiration va vous permettre de poser la voix correctement et donc de mieux être compris.
Moralité :
Je respire, je me détends, je parle mieux, donc on me comprend mieux, donc je suis plus à l'aise, donc je me détends, etc.
Cercle vertueux.
Enfin, concernant le regard au public. Effectivement regardez les. Mais regardez les comme des amis que vous n'avez pas vus depuis longtemps et que vous êtes contents de retrouver. Selon la taille de l'assemblée, prenez la peine d'accrocher le regard de quelques personnes d'avoir des gestes ou des mots pour chacun d'eux (ça peut être juste un hochement de tête), et ils seront à leur tour contents de vous voir.
Ils sont à la base venus pour partager un bon moment, pas pour vous voir vous planter.
Et attention à l'effet Pygmalion. Si je me dis avant "je vais me planter, ça va être nul, ils vont me massacrer", il y a tout à penser que ce sera le cas.
Po-si-ti-vez ! Si je rentre en vainqueur "ça va être génial, je maîtrise tout, ils vont adorer"... je suis dans les meilleures conditions possibles.

