Une piste pour discuter avec le public et aller au fait !
Posté : 11 Sep 2010 19:06
Le propos spontané : On ne raconte pas une histoire au premier degré. On s’adresse par exemple à un spectateur et on lui demande comment il va. Selon sa réponse, on adapte un discours. Le propos est fabriqué, mais reste spontané parce qu’on ignorait la réponse du spectateur a priori. Il suffit d’orienter la réponse qu’on fait au spectateur vers le propos magique qui était prévu initialement pour retomber sur ses pieds du texte général.
Plus subtil : on reste au premier degré sur la mini-discussion fabriquée quelques instants. Si le spectateur commence un dialogue avec vous, il sera facile de l’amener lentement sur votre terrain sans qu’il perçoive quoi que ce soit. C’est un peu le principe du “ Ni oui, ni non ”. Pour faire dire le mot interdit, entrons dans sa vie passée, ses études, ses goûts, ses passions. Les sujets devenant importants, personnels, il devient très difficile de ne pas craquer. Si je demande à un spectateur d’écrire sur un morceau de papier “ quelque chose ”, n’importe quoi : une signature, un mot quelconque, ce qui lui passe par la tête , je sais pourquoi je lui fais signer ce papier. Je sais où je vais.
Cela dit, par rapport à ce qu’il va écrire, je peux broder dessus. Une solution que j’utilise souvent est la graphologie. Les conséquences de ce mot sont dans :
L’inconscient collectif : La graphologie, depuis quelques décennies, est entrée dans l’inconscient collectif. On croit peu ou pas dans cette “ science ”, mais elle fait peur, elle interpelle quelque part. En lisant le mot, la signature, le gribouillis du quidam consentant, lui expliquer sa connaissance sur la grapho le met mal à l’aise. Sans y croire pour autant, il se méfie des révélations que je pourrais livrer à la cantonade. Ensuite, je brode.
L’intérêt est de prouver que la magie s’appuie sur des sciences entre guillemets “ exactes ”, et qu’un magicien est un peu “Manpower ”, si je puis dire. Attaquer l’inconscient de l’autre le fait cautionner facilement votre propos, votre personnalité jouée. Ce qui est toujours dans l’inconscient collectif, c’est-à-dire en chacun de nous, est ce que vous êtes, et non ce que vous essayez de paraître.
Jouer efficacement consiste à ne pas paraître, mais être ce que vous voulez faire passer. Se fabriquer une seconde peau : le personnage que vous allez interpréter. Chacun ressent bien si vous jouez ou si vous ne jouez pas ! Chacun sait sans pouvoir expliquer si votre personnage existe ou s’il n’existe pas. Je suis conscient que ce qui se trouve dans l’inconscient de chacun de nous est limité : la mort, le bonheur…
Mais de la même façon qu’il n’y a pas trois familles d’effets : apparition, disparition, transformation, il en existe plutôt une trentaine (de familles), dans l’inconscient collectif, il y a une vingtaine et plus de familles. A nous de les découvrir, de les faire éclore. Se battre contre cette assertion est une perte de temps. Il est plus valorisant intellectuellement de croire qu’il existe un grand nombre de familles de l’inconscient collectif. Les familles vont nous permettre de créer des tours qui frapperont fort bien plus que des tours dit "ordinaires".
Plus subtil : on reste au premier degré sur la mini-discussion fabriquée quelques instants. Si le spectateur commence un dialogue avec vous, il sera facile de l’amener lentement sur votre terrain sans qu’il perçoive quoi que ce soit. C’est un peu le principe du “ Ni oui, ni non ”. Pour faire dire le mot interdit, entrons dans sa vie passée, ses études, ses goûts, ses passions. Les sujets devenant importants, personnels, il devient très difficile de ne pas craquer. Si je demande à un spectateur d’écrire sur un morceau de papier “ quelque chose ”, n’importe quoi : une signature, un mot quelconque, ce qui lui passe par la tête , je sais pourquoi je lui fais signer ce papier. Je sais où je vais.
Cela dit, par rapport à ce qu’il va écrire, je peux broder dessus. Une solution que j’utilise souvent est la graphologie. Les conséquences de ce mot sont dans :
L’inconscient collectif : La graphologie, depuis quelques décennies, est entrée dans l’inconscient collectif. On croit peu ou pas dans cette “ science ”, mais elle fait peur, elle interpelle quelque part. En lisant le mot, la signature, le gribouillis du quidam consentant, lui expliquer sa connaissance sur la grapho le met mal à l’aise. Sans y croire pour autant, il se méfie des révélations que je pourrais livrer à la cantonade. Ensuite, je brode.
L’intérêt est de prouver que la magie s’appuie sur des sciences entre guillemets “ exactes ”, et qu’un magicien est un peu “Manpower ”, si je puis dire. Attaquer l’inconscient de l’autre le fait cautionner facilement votre propos, votre personnalité jouée. Ce qui est toujours dans l’inconscient collectif, c’est-à-dire en chacun de nous, est ce que vous êtes, et non ce que vous essayez de paraître.
Jouer efficacement consiste à ne pas paraître, mais être ce que vous voulez faire passer. Se fabriquer une seconde peau : le personnage que vous allez interpréter. Chacun ressent bien si vous jouez ou si vous ne jouez pas ! Chacun sait sans pouvoir expliquer si votre personnage existe ou s’il n’existe pas. Je suis conscient que ce qui se trouve dans l’inconscient de chacun de nous est limité : la mort, le bonheur…
Mais de la même façon qu’il n’y a pas trois familles d’effets : apparition, disparition, transformation, il en existe plutôt une trentaine (de familles), dans l’inconscient collectif, il y a une vingtaine et plus de familles. A nous de les découvrir, de les faire éclore. Se battre contre cette assertion est une perte de temps. Il est plus valorisant intellectuellement de croire qu’il existe un grand nombre de familles de l’inconscient collectif. Les familles vont nous permettre de créer des tours qui frapperont fort bien plus que des tours dit "ordinaires".